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     HISTOIRE DE LA SALSA     
     LE "SON" CUBAIN     
     
FELIX BALOY    
     
LA SALSA , SES INSTRUMENTS



LA SALSA   véritable explosion multiculturelle


Cette danse est une véritable explosion multiculturelle dans laquelle s’éclate des rythmes chauds et des musiques latines.  On y retrouve un mélange épicé d’alternance cubaine, africaine, portoricaine, de jazz, de rock le tout relevé de chants espagnols.  

Certains racontent que c’est pour cette raison qu’on l’a baptisée sous le nom de Salsa Aussi curieux que cela puisse vous sembler, la Salsa  a vu le jour dans les communautés hispaniques de New York dans les années 70. Elle reste donc une musique toute jeune.   La Salsa a plusieurs visages.  Elle peut se danser dans un genre classique, romantique ou parfois même prendre un style tout à fait acrobatique.

Sa technique peut s’apprendre aussi bien en couple qu’en solitaire et sa magie se retrouve dans la complicité des contacts sensuels et dans la chimie envoûtante des rôles et des mouvements.

La danse salsa :

Il s'agit d'une danse, bien sûr, et d'une musique, riche de toutes les sonorités et de tous les rythmes des Caraïbes. Le couple de salseros exécute généralement une multitude de figures et de pas. Cependant, lors de solos, les danseurs peuvent se séparer pour démontrer leur savoir-faire en matière de jeux de pieds. La salsa portoricaine se caractérise par ses figures qui respectent des déplacements linéaires, alors que la salsa cubaine compte plusieurs déplacements circulaires. Apprendre à salser représente un défi en raison des pas compliqués et des pauses que l'on doit respecter.

La salsa, une culture  :

La salsa représente aussi une culture. Dans les pièces de salsa, la violence, la vie et la mort, l'amour, le sexe ou la politique se croisent selon le tempérament des auteurs et des interprètes. On trouve dans la salsa l'esprit de la fête comme la nostalgie des exclus ou des opprimés. Elle est aussi l'expression d'un certain machisme dans sa manière de définir l'amour et de représenter la femme. Chaque pays de la zone des Caraïbes s'attribue tour à tour la paternité de la salsa, particulièrement Cuba et Porto Rico. En réalité, la salsa popularisée aujourd'hui est née à Spanish Harlem, le quartier hispanophone de New York, vers la fin des années 1960. Elle est le fruit d'une longue maturation des musiques afro-caraïbes, principalement afro-cubaine, et un mélange de nombreuses influences.


Les origines lointaines de la salsa :

Les Espagnols arrivèrent sur l'île de Cuba au début du XVIe siècle. Ceux qui s'y installent établissent des plantations de canne à sucre. Ils emploient, pour le travail, des Indiens Taïnos réduits en esclavage. L'Église finit par s'opposer à la mise en esclavage des Indiens et les Espagnols optent alors pour la solution africaine. Des milliers de Noirs, provenant surtout du Golfe de Guinée, deviendront esclaves. C'est ainsi qu'à Cuba, les vivaces traditions africaines, seul bagage emporté par les esclaves, côtoient les traditions arrivées d'Espagne : ces deux cultures vont se mélanger, se malaxer, s'amalgamer l'une à l'autre pendant des dizaines d'années.

colons français, fuyant Haïti en révolution anti-esclavagiste, arrivent à Cuba accompagnés de leurs propres esclaves vers la fin du XVIIIe siècle et apportent leur contribution culturelle.« Quand les maîtres ne leur permettent pas de danser dans l'habitation, [les esclaves] feront trois ou quatre lieues après qu'ils auront quitté leur travail de la sucrerie le samedi à minuit pour se trouver quelque lieu où ils savent qu'il y a une danse », écrivait le Révérend Père Labat au XVIIe siècle.

Cuba, le son,  la naissance de la salsa :

Dans le creuset culturel qu'est alors Cuba, de nouvelles musiques se développent à partir de ces influences. Mentionnons le danzòn, le son, la guaracha, la rumba et le bolero. Un genre musical, le son, finit par dominer la culture musicale au début du XIXe siècle, non seulement à Cuba, mais dans la plupart des pays des Caraïbes, notamment à Porto Rico. La majorité des chansons salsa produites plus tard à Cuba sont construites sur le modèle du son.

Les influences portoricaines :

En plus d'importer et d'adopter les musiques cubaines, les Portoricains, dont la culture musicale est également riche, développent leurs propres genres musicaux, le seis, la bomba et la plena. Comme les Portoricains commencent à émigrer vers New York à partir des années 1920, leur musique devient autant un produit new-yorkais que portoricain.

L'influence du mambo :

L'invention du mambo, vers 1940, influence aussi la future salsa. Il s'agit d'une fusion des rythmes afro-cubains avec le swing et le jazz. Sa création est attribuée au Cubain Pérez Prado, qui a passé la majorité de sa vie à l'extérieur de l'île, au Mexique et ailleurs, subissant et prodiguant lui-même de multiples influences…Le mambo atteint son apogée à New York, dans les années 1950. Certains groupes combinent le mambo avec le son et la guaracha, alors que d'autres incorporent au mambo des arrangements de jazz instrumental, pendant que Pérez Prado travaille surtout à Mexico et que les groupes de mambo développent leurs styles propres. Les Cubains à leur tour commencent à émigrer massivement vers les États-Unis. La musique cubaine commence une nouvelle vie à l'extérieur de son île et la table est mise pour l'explosion de la salsa des années 1960.

La salsa à New York :

La salsa proprement dite naît à New York, à la fin des années 1960, inventée par les musiciens des barrios, quartiers pauvres latinos. Elle grandit ensuite dans les milieux cubains new-yorkais et s'y épanouit dès le milieu des années 1970, où la vie nocturne de la diaspora latine est très intense. Comme nous l'avons vu, plusieurs vagues musicales lui avaient ouvert la route : le son cubain des années 1950, le retour à la charanga, le mambo teinté de soul. D'autres influences se mélangent aux variantes afro-cubaines, notamment, le boogaloo, la bomba et la plena des Portoricains, le merengue des Dominicains et la cumbia des Colombiens. Enfin, la vogue des orchestres tipico contribue elle aussi à l'expansion de la salsa. La présence du piano, de la basse, des cuivres et de nombreux instruments de percussion est typique de la musique salsa. De plus, la clave, instrument composé de deux morceaux de bois qui, entrechoqués, marquent le rythme, se retrouve dans toutes les salsa. Cette alliance donne à la salsa son caractère flamboyant et jazzé. Durant les années 1980, toute l'Amérique hispanophone adopte la salsa, et plusieurs pays y apportent leur contribution : Cuba et Porto Rico, évidemment, mais aussi la Colombie, le Venezuela et Panama. La salsa connaît ensuite un essor prodigieux et elle est maintenant connue, jouée et dansée dans le monde entier.








SALSA VAL D'OISE 95

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